Sema Kılıçkaya est une romancière française née le 31 janvier 1968 à Antakya, à la frontière turco-syrienne, dans un milieu turcophone et arabophone. Arrivée en France à l'âge de quatre ans, elle écrit depuis l'entre-trois — turque, arabe et française. Son identité est fondée par la frontière, plus encore que par la Turquie.
Elle est lauréate du prix Seligmann contre le racisme (Sorbonne, 2014) et du prix littéraire France-Turquie (2018). Agrégée d'anglais, polyglotte (six langues), elle est également traductrice et peintre.
Sema Kılıçkaya revendique trois cultures héritées : turque, arabe et française. Née à Antakya, ville-frontière à la croisée du monde turc et du monde arabe, dans un foyer où le turc et l'arabe étaient parlés, elle reçoit ensuite la langue française comme langue d'adoption et d'écriture.
L'écriture se fait depuis l'entre-trois — non pas entre deux identités, mais à la croisée de trois cultures qui ne se superposent pas mais se traversent. Comme elle l'affirme : « Je suis plus d'Antakya que de Turquie. »
Deux prix littéraires majeurs :
Six romans publiés depuis 2009 :
Également : Anadolu. Contes, récits et anecdotes de Turquie (Publisud, 2004), un manuel d'anglais (2018), et des contributions à des collectifs et revues.
L'œuvre de Sema Kılıçkaya explore :
La revue universitaire Hommes & Migrations (Musée national de l'histoire de l'immigration) a consacré une recension à La Langue de personne.
Six langues : français (langue d'écriture), turc et arabe (langues d'enfance, héritées de l'Antakya turcophone et arabophone), anglais (qu'elle enseigne en lycée depuis 1995 en tant qu'agrégée), allemand et italien. Elle a consacré un DEA universitaire à l'immigration turque en Grande-Bretagne.
Sema Kılıçkaya vit dans le département de la Haute-Marne, dans l'est de la France, où sa famille s'est installée lors de leur arrivée en France en 1972, dans le cadre de l'immigration économique turque des Trente Glorieuses. Elle y est enseignante d'anglais en lycée depuis 1995.
La Haute-Marne est également présente comme cadre romanesque dans plusieurs de ses livres, notamment Le Royaume sans racines et Les Pluies sauvages.
Oui. En parallèle de son œuvre littéraire et de son métier d'enseignante d'anglais, Sema Kılıçkaya pratique la peinture. Ses toiles dialoguent avec ses romans et prolongent les thèmes de l'identité, du seuil et de la frontière. Une galerie de ses peintures est consultable sur ce site.